Une jeune fille au sourire fragile de Pierre PELOT ouL'échiquier du mal de Dan SIMMONS font partie des titres cultes de la collection Présence du Fantastique.
Mais, quid des éditions DANIBER ou DITIS dans les années 60 avec pourtant de sympathiques couvertures ...
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course-
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Perry Rhodan est né en 1961. KH Scheer et Clark Darlton (de son vrai nom Walter Ernsting) créent
pour les éditions MOEWIG une série calquée sur les héros américains, en rassemblant une équipe d'auteurs.
Le 8 septembre 1961 parait le numéro 1 : "Opération Astrée" et c'est tout de suite le succès.
(1966 pour l'édition francophone au Fleuve Noir)
Les soixante-dix neuf premiers titres paraîtront entre 1966
et 1988 dans la collection "Anticipation" aux éditions FLEUVE NOIR
PERRY RHODAN devient une collection à part entière à partir
de 1989...
r
Les éditions MARABOUT s'y collent avec une réédition des huit premiers
titres...
Réédition au FLEUVE NOIR entre 1980 et 1983 des quarante-huit premiers
titres
Collection "Les Aventures de Perry RHODAN"...
...suivie de la collection "PERRY RHODAN", à partir de 1989, réédition qui vient de
s'achever avec le n° 127.
Cette série, à l'origine prévue en cinquante épisodes, adépassédepuis déjà quelque temps le
seuil des 2200 ...
Auteur culte,Pierre PAIRAULT, né en 1922, dans le quatrième arrondissement de Paris, fait son apparition sur la scène française de la SF au début des
années 50 sous le pseudonyme de Stefan WUL (nom d’un savant soviétique d’origine mongole choisi au hasard dans un numéro de Science & …).
En quelques années il livre onze romans, parus au Fleuve Noir [collection "Anticipation"]. Onze romans qui restent aujourd’hui comme
autant de classiques de la SF française.
Cette collection, a trouvé làdes oeuvres de
grande qualité: Niourk, Oms en série ou L’orphelin de Perdide offrent quelques uns des plus beaux paysages jamais créés par l’imagination humaine.
Stefan Wul participa également à la création des dessins de couverture de ses romans en
envoyant à l'illustrateur René Brantonne plusieurs croquis de travail.
Le roman Oms en série fut adapté en film d'animation en 1973 par René Laloux sous le titre La Planète sauvage, avec des dessins de Roland Topor.
L'Orphelin de Perdide fut également adapté en 1981 par René Laloux sous le titreLes Maîtres du Tempsavec des dessins de Mœbius.
"Un jour, ma femme était en train de lire un roman de science-fiction, je
ne me souviens plus du titre, donc je ne ferai de peine à personne, même si je le voulais ! Et elle m’a dit : Nom d’un chien, ce que c’est mauvais ! Tu devrais essayer, tu
ferais bien mieux ! Et alors, sur une crise de fantaisie, j’ai laissé tomber mon essai de roman policier, j’ai arraché toutes les feuilles du cahier sur lesquelles j’avais griffonné
déjà, je les ai jetées à la poubelle et je me suis mis au travail sur ce cahier vierge, en disant à ma femme : Je vais t’écrire un roman de SF, et celui-là sera bon !
"
F. TRUCHAUD : “Rencontre avec Stefan Wul”, in Galaxie n°80 (1971), p. 141
L'écriture de la possession dansLa Malvenue "Possession" désigne l'intervention psychique à laquelle les personnages sont ou
risquent d'être confrontés. Ce qui n'était pas dans l'esprit un moment avant, il faut bien que quelqu'un l'y ait mis. Un agent extérieur démonique est à l'œuvre. Un esprit rationnel parlera
d' "instabilité mentale". Le "patient" cède à l'impulsion parce qu'il est socialement conditionné à croire à l'intervention psychique (pp. 128, 137) : civilisation de honte.
Claude Seignolle, dans La Malvenue, use d'un verbe qui fascine: devant l'événement inexplicable, il oblige le lecteur à s'interroger.
Le critique belge Van Herp […], l’oppose à d"autres écrivains fantastiques :
"Poe, Lovecraft, Jean Ray sont des hommes seuls, ils créent les
faits relatés, et le monde qu"ils révèlent est leur univers propre, surgi de leur esprit. Seignolle ne crée pas, il rassemble, il trie, ordonne un fantastique rêvé par des
générations paysannes nourries de sorcellerie campagnarde"
L'univers dérangeant qu'il nous propose naît de configurations archétypiques, au-delà ou en-deçà du psychique (cf. Jung,
Synchronicité et Paracelsica).
Le fantastique réside dans la mise en œuvre de moyens littéraires appropriés: métaphores, images, comparaisons, personnifications, recours au code herméneutique, choix des toponymes,
expression de la concomitance, phrase autonome, rythmes binaire et ternaire... qui font que l'oeuvre est...bien venue.
Quel étonnant petit livre ! A la lecture des premières pages, on se dit qu'on a
déjà vu ça quelque part : des dinosaures ressuscités, un savant un peu fou dans un lieu isolé, la nuit, l'orage... Mais non, ce n'est pas l'Ile du Docteur Moreau, ni Jurassic Park, ni
Voyage au centre de la Terre, bien que ce soit écrit dans une langue très "fin dix-neuvième siècle" (ce qui ajoute quelque chose à ces récits).
Voilà une question à laquelle Serge Lehman répondait déjà, il y a presque dix ans, dans une anthologie- manifeste, publiée au Fleuve Noir et devenue depuis le symbole
de l'émergence d'une nouvelle génération de la science-fiction française (SFF) ...
Gustave Henri Joseph Lerouge (Valognes, 22 juillet 1867 –
Paris, 24 février 1938) dit Gustave Le Rouge est un écrivain et journaliste français auteur entre autres de
romans d'aventure populaires dont la plupart incorporent une dose de fantastique, de science-fiction ou de merveilleux.
Le Prisonnier de la planète Mars(1908) suivi de
La Guerre des vampires (1909) représente un étonnant voyage dans la planète Mars en utilisant l'énergie
télépathique de milliers de fakirs rassemblés dans un monastère de l'Inde (Editions Martineau, 1966)
CARRIE, roman de STEPHEN KING a été publié chez Gallimard en 1976.
Ce roman fait partie de notre sélection Hors-Collection que vous pouvez retrouver en cliquant sur l'image...
En bonus, la bande-annonce du film de Brian de Palma (en VO bien entendu...) ...
En l'adaptant au cinéma, Brian de Palma signe avecCarrie une pièce maîtresse du fantastique.
L’histoire d’une jeune fille élevée dans l’obscurantisme le plus total par une mère bigote, souffre douleur de ses camarades de classe, mais dotée de
pouvoirs de télékinésie qu’elle-même ne soupçonne pas. Ceux-ci vont être l’instrument de sa vengeance.
A partir d’une trame de départ assez simple, Brian de Palma parvient à conférer au film une richesse thématique assez conséquente. Ainsi, le destin d’une
lycéenne prend à la fois une dimension de conte de fée, une dimension mythique mais aussi une dimension de satire religieuse. Le conte de fée de Carrie, mouton noir se muant en Cendrillon
étincelante, évoluant d’un univers familial plus qu’oppressant à un bal de fin d’année au cours duquel elle fait office de reine. La dimension mythique d’une histoire de lycée prenant des allures
de tragédie antique, avec pour figure de proue une furie n’accomplissant sa tâche que dans la destruction et le cataclysme. Une satire religieuse à travers le personnage à la fois grotesque et
terrifiant de la mère de Carrie (interprétée par Piper Laurie), fanatique psychotique vivant dans une maison ressemblant à une église gothique.
La construction du film est en tout point irréprochable, le récit étant d’une limpidité et d’une intensité rares. Ainsi, l’histoire de Carrie apparait comme
un destin frappé par la fatalité, et ce malgré les apparences. Derrière la scène de douches, filmée avec un ralenti censé apporter un caractère érotique au début du film, se cache une bouffée de
violence symbolisée par l’irruption d’un flot de sang et par la lapidation d’un des personnages. Derrière l’atmosphère extatique et paradisiaque du bal se cachent le cataclysme et le carnage.
Ainsi, un long plan séquence durant le bal, auquel succède une séquence filmée au ralenti, placent le sanglant final en position d’apothéose fiévreux, rendu délirant et visuellement jubilatoire
par l’utilisation du split screen.
Carrie est un film visuellement très brillant, filmé de la manière la plus intense qui soit, thématiquement très développé, porté par une actrice
exceptionnelle dont le regard fait office d’effet spécial à lui seul (Sissy Spacek, nommée aux Oscars, tout comme Piper Laurie, phénomène assez rare pour des performances dans un film d’horreur).
Un chef d’oeuvre qui n’a aucunement souffert du poids des années. Ainsi, l’image de la prima donna ensanglantée, à la pose expressionniste absolument saisissante, demeure une image terriblement
marquante du cinéma fantastique dans son ensemble.
Humoriste français. Passionné d'opérette et de tauromachie, Cami voit débuter sa
carrière par le truchement du bulletin des Pompes Funèbres... le si bien nommé Petit corbillard illustré.
Doué pour la caricature mais plus particulièrement encore pour un théâtre d'une loufoquerie rarement atteinte parmi les auteurs comiques français,
Cami jouit d'une grande renommée dès 1914. Il créé des personnages burlesques fort appréciés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, tels que Loufock-Holmès, César Rikiki. Charlie
CHAPLIN disait de lui qu'il était « le plus grand humoriste 'in the world' » et Jacques PREVERT qui, à l'instar de Roland TOPOR ou de Jean-Jacques PAUVERT, était au compte de ses
admirateurs proposa le terme de « camisard » pour désigner ses admirateurs.
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