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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 11:48

Né à Redon en 1871, mort à Paris en 1937, Arthur Bernède déclara au journaliste

Georges Charensol :

" « La seule épitaphe que je veuille sur ma tombe, c’est Il fut un romancier populaire. Je n’en rougis pas ; ne l’est pas qui veut. »






Polygraphe touche à tout, Bernède ne manquait pas de souffle : aventure historique (Vidocq), maritime (Surcouf), policière (Chantecoq, le roi du déguisement), espionnage, mélodrame… pour se surpasser avec Belphégor, le fantôme du Louvre (1927)

 
Il a fière allure, Judex, avec sa cape et son grand chapeau empruntés au chansonnier Bruant. En digne ancêtre de Zorro, telle “chevalier du droit engagé dans une lutte sans merci avec le génie du mal” qui surgit toujours au bon moment - le dernier ! -, Judex nous entraîne avec délices dans son titanesque combat et, avec lui, son cortège rocambolesque d’enlèvements, de séquestrations, d’inventions extravagantes, de faux cadavres, etc.
Dès la sortie du film muet de Feuillade en 1916, Judex obtint un triomphe et fut considéré comme un chef-d’oeuvre du cinéma policier français, mais c’est à  Arthur Bernède que l’on doit cette histoire écrite au fur et à mesure du tournage et publiée dans Le Petit Parisien en même temps qu’était projeté le film.


Qu'est-ce que Belphégor? Selon l'âge du lecteur cette question peut susciter des réponses fort différentes. Les gens de culture française et surtout parmi eux ceux qui ont les cheveux déjà blancs, songeront instinctivement au roman d'Arthur Bernède, l'un des plus grands et des derniers succès du feuilleton populaire, ce genre nouveau créé par Alexandre Dumas et par Eugène Sue, qui a fait remplir des millions de pages d'aventures ébouriffantes à d'innombrables légions d'écrivains pour les délices du grand public - cette autre invention nouvelle du dix-neuvième siècle. D'autres verront plutôt surgir de leur mémoire la silhouette drapée de noir du fantôme du Louvre, dans l'adaptation télévisée que Claude Barma tira en 1965 du roman déjà presque oublié, faisant trembler l'Europe entière semaine après semaine jusqu'au dévoilement final, sous le feu du regard de Juliette Gréco. Les plus jeunes identifieront plutôt le long métrage de Jean-Paul Salomé, avec Sophie Marceau, qui a occupé quelque temps cette année les grandes salles de cinéma, preuve ultérieure de la longévité et de la permanence des mythes, surtout quand ils ont pour véhicule cette increvable machine à narrer qu'est l'industrie du divertissement.

Vittorio Frigerio (in Belphégor n°1)

Rappelons avec Jean Tulard qui était Vidocq : (1775 - 1857 ) : « La légende, renforcée par la publication de mémoires qui eurent un énorme succès et une influence profonde sur de nombreux écrivains , a entouré ses débuts. Fils d’un maître boulanger d’Arras où il naquit le 24 juillet 1775, il aurait fait preuve très tôt de singulières aptitudes pour le vol et la débauche. Paillasse chez un acrobate, déserteur, condamné en 1790 pour un faux, évadé du bagne : difficile, en une époque de désorganisation administrative, de contrôler les affirmations de Vidocq ou de ses ennemis. Une choses est certaine : sous l’Empire, Henry, chef de la deuxième division à la préfecture de Police, l’emploie comme mouton dans les prisons ,et , content de ses services , organise, en accord avec le préfet de police Pasquier, une évasion simulée au cours d’un transfert de Vidocq , le 25 mars 1811.

Vidocq « donne » quelques malfaiteurs. Il est bientôt placé à la tête d’une brigade spéciale recrutée parmi des forçats plus ou moins repentis. Il ne fait pas partie pour autant du personnel officiel de la préfecture et a ses bureaux rue Sainte-Anne. Lui et ses agents , dont le fameux Coco-Lacour, étaient payés sur les fonds secrets .


Le personnage a inspiré Balzac et de nombreux autres écrivains. Il ne pouvait que séduire Arthur Bernède qui en a fait ici le héros d’un de ses feuilletons les plus populaires.                              

En1912, Arthur Bernède crée le personnage du détective Chantecoq dans le roman "Coeur de française". Puis en 1914, dans "L'espionne de Guillaume" et l'année suivante dans "Chantecoq", le "roi des détectives" continue à apparaître.
Toutefois, si nous nous souvenons de lui, c'est pour son combat contre Belphégor, le fantôme du Louvre.
Les autres enquêtes de Chantecoq seront "Le mystère du train bleu", "La maison hantée", "Le crime d'un aviateur", "Zapata", mais jamais plus il ne serait question de l'affaire du Louvre, ni de sa fille Colette. Les affaires post Belphégor du détective se trouvent dans trois romans ou recueils: "Les nouveaux exploits de Chantecoq" (1929), "La fille du diable" (1932) et "Vampiria" (1933).
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Des Romans Policiers "Hors Collections" classés par ordre alphabétique !!

En ligne:

Lettres A et B....
B comme BERNEDE !!!!





  

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