"Le petit Buffalo", "Le petit chasseur de la Pampa", "Le petit poilu de 12 ans","Le petit
détective"… Tous ces héros pour la jeunesse, ancêtres de Tintin et du Club des cinq, représentent indéniablement les plus gros succès de cet auteur ! Mais l’œuvre d’Arnould Galopin ne se résume pas à eux : recueils de poésie en patois
normand, récits sur la marine marchande, créateur du gentleman cambrioleur Edgar Pipe, rival d’Arsène Lupin, de Ténébras, le bandit fantôme rival de Fantômas, et de l’inspecteur Allan
Dickson, prototype selon certains du célèbre détective Harry Dickson.
Figure mythique de la Conquête de l'Ouest, William Frederick Cody dit Buffalo
Bill, (1846, Iowa – 1917, Colorado) a connu une ascension fulgurante :
« [De] jeune Pony-express, dépassé par l'implantation du télégraphe, jusqu'au fait d'endosser l'une
des premières manifestations du Star System… » Entremêlant sa vie de scout et celle d'acteur à partir de 1872, c’est avec la mise en place du
Buffalo Bill's Wild West, spectacle qu'il animera jusqu'à la veille de sa mort que WF Cody atteindra cette stature.
« Le passage du cirque est entouré par la diffusion des fameux dime novels (Street & Smith - New-York, dès les années 1880) dûment
traduits et diffusés par la maison d'édition Eichler […] à partir de 1907 jusqu'en 1914. On retrouve bien sûr dans ces fascicules une très forte familiarité avec le spectacle lui-même: les
récits ainsi véhiculés sont à peu de choses près ceux qui sont repris par le cirque. Le spectacle, lui-même s'étant érigé à partir de cette activité narrative du dime novel, entre en
concordance avec cette relation à l'Ouest - les couvertures de fascicules entretiennent un rapport visuel très lié aux affiches du Buffalo Bill's Wild West; elles sont souvent issues des
mêmes artistes, des mêmes imprimeurs, des mêmes techniques graphiques. »
Le roman western disparaît quasiment des présentoirs des librairies
françaises à la fin des années 80, quand la plupart des nombreux éditeurs qui lui consacraient une collection abandonnaient le créneau, alors jugé ringard … Pourtant , Juliette RAABE écrivait en 1969 : (extraits) "Vieux de plus d'un siècle, le western, genre romanesque par excellence, n'a pas cessé de nous surprendre… Curieux phénomène : on voyait des westerns, on n'en lisait pas. Jadis pourtant nos grands-pères se délectaient, leur vie
durant, de Fenimore COOPER, de Mayne REID ou de leurs imitateurs prodiges : l'Allemand Karl MAY ou le Français Gustave AIMARD. Et puis, progressivement, ces classiques se trouvèrent
refoulés dans le domaine spécialisé de la littérature enfantine … Mais, la situation change, …mois après mois, la collection Western-Masque gagne des étalages… la petite bande verte, marquée au
label Western, orne de plus en plus souvent les volumes de la Série noire et vient concurrencer la bande jaune Espionnage. Albin Michel, Robert Laffont, publient romans ou nouvelles venus
du Far-West, Marabout possède son auteur spécialisé, le jeune Français Pierre Pelot…
Là, à portée de notre main, au gré des pages, resurgissent les images poignantes et colorées tant de fois contemplées
dans les salles obscures… Nous découvrons avec enchantement un genre littéraire à la fois sûr de ses règles et toujours renouvelé. N'est-il pas,
depuis un siècle et demi, le plus grand genre populaire aux États-Unis ?
Il était temps qu'il arrive jusqu'à nous."
Juliette RAABE, Le roman western en France, Magazine littéraire n° 34,1969.
Maurice Limat (1914, 2002) est un écrivain français de science-fiction, de romans
policiers et d'espionnage.
Sa production, particulièrement abondante et polymorphe, fut publiée avant-guerre par la maison d'édition Ferenczi ( collections "Le petit
roman d'aventures", "Voyages et aventures", …) puis principalement au Fleuve noir (collections Angoisse et Anticipation)et à la Société des Éditions Générales pour ses romans
d'espionnage .
Il a publié des romans sous divers pseudonymes, notamment Maurice Lionel, Maurice d'Escrignelles, Lionel Rey et Lionel Rex.
Première édition : Les éditions originales des n°1 à 5 n’ont pas de numéro en 4ème de couverture Les 12 premiers titres ont les tranches massicotées
Deuxième édition: Les ouvrages sont numérotés en quatrième de couverture. La tranche en tête n'est pas massicotée. Les illustrations sont à l'identique des premières éditions.
Première édition
Seconde édition
Beau comme Apollon, fort comme Hercule, rusé comme Ulysse, coureur comme Zeus… le protagoniste est opposé à un adversaire, si vigoureux,
astucieux et audacieux soit-il, toujours très laid et antipathique. L'espionne, belle comme le jour, perfide comme l'onde, ne cède au héros que pour lui dérober ses secrets ou le livrer à l'ennemi… Trêve de jugements de valeur. Si l'on ne peut définir un genre littéraire sans l'opposer aux genres voisins, il importe d'aborder ceux-ci d'un
même point de vue théorique que le genre auquel l'on s'intéresse, au lieu de les saborder à coups de condamnations a priori.
Première publication dans Sciences et Voyages n° 283 (29 janvier 1925) au n°306 (9 juillet 1925). Ce remarquable roman de science-fiction est un véritable "classique" du genre.
Les illustrations qui suivent sont d'André Galland
(1886-1965)..
Dans Illa, cité prospère et « idéale », les hommes vivent jusqu'à 200 ans, nourris par les effluves vivifiants des
machines à sang. Ces habitants, sous l'emprise du dictateur Rair, ne sont plus qu'à la frontière de l'humanité. Ce dernier imagine en effet de coloniser la ville voisine et d'y prélever un
nombre important de jeunes hommes en bonne santé qui remplaceraient les porcs dans les horribles machines, permettant ainsi d'allonger encore la morne vie des Illiens. Un roman horrible,
dérangeant et sans morale.
Ce texte de science-fiction reste une des réussites du "Journal des Voyages" grâce entre autre aux illustrations d'Albert Robida.
Nous ne disposons plus hélas que du premier épisode à retrouver en compagnie d'autres textes du genre au catalogue "Revues
d'antan".
Parution « Le Journal des Voyages » du
4 Décembre 1904 au 26 Mars 1905
Reclus volontairement dans une province isolée de la Chine, Alcide Trémolet voulant échapper aux horreurs de la
révolution des Boxers, va vivre une des plus extraordinaires aventures de sa vie. Tombé par accident dans une crevasse alors qu'il fuyait sa maison, il se réveillera dans un endroit des plus singulier où un homme, habillé de
vêtements d'une autre époque va lui faire une curieuse annonce. IL doit en effet comparaître devant le tribunal du « grand Châtelet »pour avoir pénétré de façon illégale dans une zone interdite. Ainsi fait, la sentence
tombe de façon tragique :Condamnation à mort par "Phonothomatose" à savoir la mort par le son...
Jules Lermina, (1839-1915) a publié ses premiers romans sous le pseudonyme de William Cobb. Il laisse une oeuvre abondante,
qui comprend des romans d'aventures, des romans policiers, ainsi que des contes inspirés par son intérêt pour les sciences occultes.
Albert Robida (1848-1926) « Moi qui voulais faire du paysage, moi dont le rêve était de dessiner des arbres et des maisons, je fus amené par le hasard à crayonner des bonhommes
comiques ». Si l’on se fie à cette déclaration de Robida, le hasard plus que la vocation amorça sa carrière de dessinateur de presse...
Le nom ne vous dit peut-être rien. Mais c’est l’un de ces auteurs du Fleuve Noir qui s’est démultiplié sous divers pseudonymes. Né en
Belgique il commence une carrière littéraire en publiant chez Julliard des romans comme Entends, ma chère, entends (Prix Victor Rossel 1958).
Au Fleuve Noir, c’est sous le nom Michel de Saint-Loup qu’il compose des fresques historiques dans la collection «Grands
Romans » .
NOUVELLE LISTE...
Il s’associe également avec Claude Goldstein pour écrire sous le nom de Marc Revest les missions de
l’agent Kern (« Espionnage ») ou sous le nom de Claude Joste (« Spécial-Police »). Il a aussi participé aux romans signés Benoît Becker dans la collection « Angoisse
».
Toujours pour le Fleuve Noir, il crée et dirige en 1964, la collection « Feu »…
Claude Joste est décrit comme un auteur fécond, habile artisan un peu dépourvu d’originalité... Parmi ses réussites, Concours complet lors d’une compétition de Jumping, Un goût de fruit vert, l’assassinat
d’un peintre spécialisé dans l’érotisme, La crème au citron et Mélodie en noir.
Tous nos remerciements à Camille Cossu Veillard pour nous avoir remis en mémoire les articles de
Daniel Compère dans le 'Dictionnaire du Roman Populaire Francophone' et de Claude Mesplède dans le 'Dictionnaire des Littératures
Policières' , articles que nous avons essayé de synthétiser.
Le Magasin d’éducation et de récréation est le fruit de la collaboration entre deux républicains engagés dans la diffusion du savoir,
l'éditeur Pierre Jules Hetzel et Jean Macé.
Cette revue est tout d’abord bimensuelle et l’abonnement à l’année coûte 12 francs en 1864. Elle reçoit en 1867 le Prix Montyon de l’Académie française, un
prix qui récompense l’engagement dans la diffusion du savoir.
Le Magasin d’éducation et de récréation se présente donc comme un journal dont le but est de diffuser les connaissances en distrayant, et qui
s’adresse à un vaste lectorat. Mais, malgré la qualité de sa rédaction qui associe des noms aussi illustres que Hector Malot, Alexandre Dumas, Élisée Reclus, Jules Verne, elle connaît des
débuts difficiles et ne paraît pas avoir atteint les 10 000 abonnés avant 1875. En octobre 1876, la revue absorbe son ancien concurrent, La Semaine des enfants. Elle est elle-même absorbée
en 1916 par Le Journal de la jeunesse.
Le Magasin d’éducation et de récréation s’inscrit dans le mouvement de pensée qui fait de l’instruction un idéal collectif et un remède à
l’injustice sociale, en promettant une vie meilleure ; et, de fait, participe à la diffusion du savoir pour tous même si ses lecteurs sont pour la plupart issus de la
bourgeoisie.