- un petit résumé de la soirée par Patrice Dard
- "Une famille de papier", pièce de théâtre de Alain Grangeon, Patrick Giovine, Sophie Brousse - Spectacle blagobscénique
- Dard Dard chanson de C. Bloch et P. Letourneau
Le patron lui apporta un autre cognac et elle se força à attendre que l'alcool doré cesse de huiler les bords du verre pour le porter à ses lèvres décolorées. Sans ce bistro minable, elle aurait préféré renoncer. Il était juste en face de la maison, la Maison comme semblait dire en « majusculant » le patron du service social municipal. Majusculant, ça existait ce verbe ? Ça lui faisait penser à autre chose, Éjaculant. Bossi, le directeur du service en était encore capable ? Il avait louché sur ses seins mais comme par une vieille habitude, enfoui dans un capitonnage de sale graisse d'alcoolique. Elle savait ce que c'était que la graisse d'alcoolo, menacée qu'elle était.
- Trente et un ans, disait Bossi , divorcée... Vous croyez pouvoir vous remettre au travail ? Quatre années sans exercer... Avant c'était où déjà ?
- Il y a bien une place prévue pour l'été, mais en attendant...
Bon, elle le voyait venir. Il allait la baiser là sur cette longue table placée comme exprès le long du mur ou bien lui faire signe de se mettre à genoux. Mais elle n'y était pas . Il mijotait pire, le vieux sagouin. Bien pire. [...]
Picasso a dit un jour que l'on mettait longtemps à devenir jeune. Jeune, je crois bien que l'auteur de ce livre l'a toujours été, bien qu'il l'ait terminé le jour de ses soixante-dix ans.
De ses soixante-dix printemps, devrais-je plutôt écrire en toute sincérité.
[…]
Cher père, toi qui m'a tant appris et tant donné, voici que tu me tends encore cet acte de foi, comme un bouquet champêtre par dessus tes vieux jours.
Il s’agit d’une édition pirate qui reprend le texte intégral d’un roman de Frédéric Dard paru en 1951 chez S.E.P.O. sous le titre Le tueur en pantoufles.
Cet ouvrage est illustré de dessins de Roger Sam.
De nombreuses versions circulent avec des couleurs de couverture variées.*
Exemplaire à la couverture brun clair en très bon état - 80 €
Michel Marly, Mort aux innocents Ed. L'Arabesque "Espionnage" n°30, 1956
Couverture illustrée Aslan
______________ Bel état, dos non cassé 80,00 €
Tout d'abord, il n'y en a qu'un, un brave chauffeur de camion. Puis, c'est au tour de trois policiers, d'un serveur de bar, d'une danseuse de strip-tease, et finalement cela devient hallucinant : ils meurent comme des mouches dans cette petite ville américaine de Middletown. Qu'est-ce qu'ils ont donc tous, à mourir comme cela ?
Y-a-t-il un Balzac du polar, un Flaubert du hard-boiled, un Rabelais du noir? C’est possible, et même certain !
Ni Balzac, ni Rabelais, KÂA, alias Pascal Marignac, fut le tragique grec du polar: il introduisit dans le roman policier une vision de la condition humaine d’un pessimisme total, jointe à une rigueur absolue dans la description des personnages et de la société où ils vivent.